Mexique Road Trip Sur la Route des Aztèques

3 décembre 2017, La Route des Aztèques : Premières impressions

3 décembre 2017

Ça fait maintenant 12 jours et presque 2000 kilomètres que je suis au Mexique.C’est le temps de vous donner mes premières impressions.

J’étais un peu craintif avant de traverser. Certaines personnes que j’ai bombardé de questions savent ce que je veux dire.

On entend tellement de choses. Surtout de ceux qui ne l’ont jamais fait de manière autonome sur le danger d’y aller par ses propres moyens. On croirait que les 122 millions d’habitants nous attendent pour nous faire la peau….

Je soupçonne le lobby des tout-inclus de créer un régime de paranoïa pour garder leur monopole.

Évidemment, du danger il y en a et il y a des règles de sécurité à suivre. Les narcotrafiquants règle leur choses de
manière assez violente mais en tant que tel, ça ne concerne en rien les touristes. Sauf si on est au mauvais endroit au mauvais moment. Juste en 2016, plus de 36 millions d’étrangers ont visité le pays et il n’y a rien eu de majeur à déclaré.

Selon le gouvernement du Canada, il faut éviter tous les états du nord et plusieurs de l’ouest mais de manière préventive seulement. Au cas où.

Avant d’y être vraiment, la douane.

 

Je me suis fais conseillé de faire un détour jusqu’à Columbia pour éviter de passer directement par la 85 à Laredo. Tout le transport routier passe par là alors c’est plutôt congestionné.Ça prend un visa pour la durée du voyage. Il ne sont pas très pointilleux, ils m’ont donné 6 mois sans se préoccuper de la vraie date. Après avoir obtenue ça, ça prend une copie du visa, du passeport, des enregistrements de la moto, du permis et là, on peut passé au bureau d’importation temporaire. Tout ça n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Les étapes et le nom des bureaux n’étant indiqué nulle part. J’ai eu de la chance qu’il n’y avait personne : des gens m’ont guidé sinon j’aurais  fait la file pour me faire retourner à l’autre bureau pour avoir manqué une étape. Et l’anglais n’est pas très pratiqué. Tout ça pour 460$ US dont 400$ devrait m’être rendu à la sortie du pays.

Mes règles de base.

Je ne roule jamais le soir. Je prévois, à l’aide de Google map, de pouvoir être dans une ville où il y a plusieurs hôtels vers les 16 heures, ce qui donne du temps pour se réajuster. Je vérifie avec Booking.com les commentaires et surtout si il y un stationnement « privé ». Ce qui signifie généralement cloturé, fermé pour la nuit, éclairé et avec caméras. Je serais plus que surpris de me faire voler Lucky mais je crains un défonçage de valises. Lorsque Lucky n’est pas à portée d’oreilles pour le système d’alarme, je mets une toile pardessus .

Par contre je ne réserve pas avec Booking car je veux voir le coin avant. Surtout que je n’ai jamais pu trouvé la première place à Monterrey où j’avais réservé 2 nuits lol. Alors plus de réservation à l’avance pour les courts arrêts.

Je ne garde pas trop d’argent sur moi au cas où je subirais un contrôle ou une arrestation pour ne pas avoir suivi le code de la route. Ça ne m’est pas encore arrivé mais ça va surement venir. J’en cache un peu partout, car les guichets et les banques sont moins facile à trouver que j’aurais cru. L’argent américain n’est pas accepté partout.

J’essaie de me renseigner quand je peut des meilleures routes à prendre, les mexicains sont content de pouvoir nous conseiller.

Téléphone

J’ai décidé de garder le mien et de changer la carte Sim pour un distributeur mexicain. Il faut bien sûr le débloquer avant. Vidéotron, mon fournisseur, charge 50$ et ça se fait au téléphone. Au Québec évidemment. J’ai trouvé une boutique de réparation de cellulaire qui me l’a fait pour 20$. Au Mexique, j’ai opté pour Telcel qui est la plus populaire. 150 pesos pour la carte Sim et après, allé dans une place qui vend les recharges, c’est à dire presque partout sauf chez Telcel. J’ai pris un forfait 45 jours, 1500 megs, appel et texto illimité pour 300 pesos. 21$canadien!

Sur La Route

Les routes, surtout dans les villes et villages sont un bordel anarchique ultra-fonctionnel. C’est une conduite plus sportive, plus intéressante et donc , les gens sont plus attentifs. Jamais une fois quelqu’un ne s’est tassé sur moi comme ça arrive si souvent par chez nous.

Les panneaux rouges octogones « ALTO » sont des suggestions, ils veulent juste dire cédez le passage on dirait lol

Tout le monde se laisse passé un à un sur les intersections lorsqu’il n’y a pas de feu de signalisation. En fait, les feux sont la seule signalisation qui semble être respectée. J’en ai brûlé 3 jusqu’à date. Oups!

Le vrai de vrai danger sur les routes, et je les crains terriblement, ce sont les « TOPES », les fameux dos de dromadaires! Toujours là où on s’y attend le moins, surtout à l’entrée , au milieu et à la sortie des villages. La plupart sont assez bien indiqué mais certains sont totalement noir. J’en ai sauté 6 jusqu’à maintenant!! Mon défi est de passer une journée sans en manquer un….

Sur l’autoroute, c’est un peu étrange, les limites changent sans arrêt, ça peut passer de 110 kilomètres/heure à 60, revenir à 80, monter à 100 et redescendre à 60. les 3 voies n’ont pas tout le temps la même limite de vitesse. Chose assez particulière, surtout sur les routes à contre-sens, le monde roule à moitié sur l’accotement des 2 côtés pour laissé les véhicules dépasser au centre. Même sur les lignes doubles. Je dois m’habituer à rouler dans le tiers droit car quand un dépasseur arrive, il arrive! En général, l’asphalte est de très bonne qualité.

Pour les péages, c’est la moitié prix pour une moto que pour une auto. Ils n’acceptent pas l’argent américain mais prennent la carte de crédit. Ça varie entre 80 et 17 pesos jusqu’à maintenant.

Pour l’essence, c’est pas compliqué, ce sont des PEMEX, le gouvernement ayant nationalisé le pétrole en 1938.  Il y en a pas mal partout. Chaque station a ses pompistes. Il faut se méfier  des arnaques à la pompe tel que le montant n’était pas à 0 avant de commencer ou sur le retour au change. Avec les quelques litres que Lucky peut boire, je ne crois pas que ça puisse m’arriver. De toute façon, après que le gars ait enregistré le montant, je mets l’essence moi-même, je sauve sur la propina (pourboire) 😉 Le prix en moyenne est de 17 pesos le litre. Ce qui équivaut à environ 1.21$ canadien / litre.

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En résumé :

La bouffe est excellente, les hotels sont très abordables et souvent surprenant. Jusqu’à maintenant, non seulement je ne me suis jamais senti en danger mais en plus, le monde m’ignore comme si j’étais chez nous. Lorsque je leur fait un « buenas dias » ou « buenas tardes » , ils sont tout sourire et me réponde gentiment.  Au pire, ils ne me regardent même pas. Je me demandais si ma tête ne leur revenait pas mais ils étaient comme ça avec tout le monde. Dans la partie des montagnes au nord du pays en tout cas. Arrivé dans le Veracruz, ils semblent plus jasant et ont aussi plus de d’intérêts pour Lucky.

Le Mexique a tellement plus à offrir que les tout-inclus, je n’en finis pas d’être impressionné …. À suivre.

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